Vous vous souvenez de ces apéros où le bol de chips à l’Aromat se vidait plus vite que les conversations ne commençaient vraiment ? Cette fois, la nouvelle a de quoi faire vibrer les fans: ces chips, lancées en édition limitée, pourraient enfin revenir pour de bon dans nos rayons. Et si ce n’était que le début d’une petite révolution dans le monde du snack suisse ?
Les chips à l’Aromat: comment une idée de communauté est devenue un phénomène
À la base, ce n’était qu’une idée lancée sur les réseaux sociaux. Une envie de fans, presque une blague de fin de soirée. Puis Zweifel a dit oui. Résultat: des chips à l’Aromat en édition limitée, mises en vente en décembre.
La suite, vous la connaissez peut-être. La vente devait durer quatre mois. Tout est parti en un seul mois. Ruptures de stock, posts viraux, photos de sachets partagées comme si c’était de l’or. Pour une marque, c’est le rêve. Pour les clients, une petite frustration: quand on commence à aimer quelque chose, on n’a pas envie que ça disparaisse aussi vite.
Un retour en rayon… vraiment possible ?
Aujourd’hui, la question est simple: ces chips vont-elles revenir pour de bon ? Le PDG de Zweifel, Christoph Zweifel, ne cache pas l’enjeu. La marque discute avec Unilever, le fabricant de l’Aromat. Sans accord sur l’assaisonnement, pas de chips.
Les négociations sont en cours. Rien d’officiel, rien de signé. Mais il y a une phrase qui fait plaisir à entendre: «L’espoir est là. On aime répéter ce qui a du succès.» Quand un dirigeant dit ça, en général, ce n’est pas pour faire du pur teasing. S’il y a une vraie demande, une hype encore très présente et une histoire de marque à raconter, les chances sont loin d’être faibles.
Pourquoi cette saveur nous touche autant
L’Aromat, ce n’est pas qu’un goût. C’est de la nostalgie en poudre. C’est le pot jaune sur la table de cuisine, les œufs durs du dimanche, les nouilles express, le petit geste machinal au-dessus de l’assiette.
Transformer ce symbole en chips, c’est malin. Cela mélange deux univers très ancrés dans le quotidien suisse: les apéros et l’assaisonnement culte. Chaque bouchée rappelle quelque chose. Un repas chez les grands-parents, une soirée d’étudiants, un pique-nique au bord du lac. Ce côté émotionnel explique en grande partie le succès fulgurant de cette édition limitée.
Zweifel: entre succès éclatants et flops assumés
Ce qui est intéressant avec Zweifel, c’est que la marque ose. Parfois, ça marche à fond. Parfois, pas du tout. Les chips bleues à base de «Bleue de Saint-Gall» en 2017 en sont l’exemple parfait. Idée locale, couleur naturelle, storytelling régional. Sur le papier, tout y est. En rayon, le public n’a pas suivi.
Et pourtant, la marque continue de tester. En 2025, la saveur «Pain à l’ail» cartonne. Mais d’après Christoph Zweifel, sans la sortie tardive de l’édition Aromat, c’est probablement cette dernière qui aurait dominé l’année. On voit bien la stratégie: multiplier les essais, accepter les risques, garder ce qui crée un vrai attachement.
Les futures saveurs qui font déjà rêver les fans
Depuis le buzz de l’Aromat, les réseaux sociaux débordent d’idées. La plus citée: une version Maggi. Encore une marque culte, encore une collab possible entre deux noms suisses chargés d’histoire. Rien que l’idée fait réagir.
Mais ce n’est pas tout. Les internautes réclament aussi des chips goût raclette, fondue, fromage bien corsé, Streu Mi, tomate, ketchup, pizza, voire des variantes à base de viande. En clair, ils veulent du confort, des saveurs chaudes, presque hivernales, qui rappellent les soirées en chalet et les tables bruyantes entre amis.
Le CEO le répète: il veut répondre aux souhaits des clients, mais sans sacrifier l’équilibre. Il faut que la pomme de terre, les épices et la qualité globale restent cohérentes. Traduction: tout ce qui buzz n’ira pas forcément en production, mais certaines de ces idées pourraient débarquer plus vite que prévu en rayon.
Une marque de chips qui ne fait plus “que” des chips
Zweifel ne se contente plus du simple sachet croustillant. Aujourd’hui, la marque pousse aussi sur les tortilla chips, les noix, les mélanges de snacks et même… les gaufrettes. En deux ans seulement, plus de 12 % de part de marché sur ce segment. C’est loin d’être anodin.
Et ce n’est pas fini. L’entreprise annonce déjà un nouveau segment pour l’année prochaine. Un domaine totalement nouveau pour elle. On ne sait pas encore si ce sera du sucré, du salé, du frais, du prêt-à-manger. Mais l’idée est claire: devenir un acteur global de l’apéro et du grignotage, pas seulement “le” spécialiste de la chips suisse.
Apéro maison: que faire si vous ne trouvez plus de chips à l’Aromat ?
En attendant leur retour officiel, vous pouvez jouer un peu au labo dans votre cuisine. Ce ne sera jamais le produit original, bien sûr. Mais pour un apéro entre amis, l’effet peut être très sympa.
Voici une petite idée de recette inspirée de ce goût si particulier.
Ingrédients pour un bol de “pseudo-chips à l’Aromat”
- 150 g de chips nature épaisses (type kettle ou rustiques)
- 1 c. à café rase d’assaisonnement Aromat
- 1 pincée de poudre d’oignon (environ 1/4 de c. à café)
- 1 pincée de poudre d’ail (environ 1/4 de c. à café)
- 1 c. à soupe d’huile neutre (tournesol ou colza)
Préparation
- Verser les 150 g de chips dans un grand saladier.
- Dans un petit bol, mélanger l’Aromat, la poudre d’oignon et la poudre d’ail.
- Ajouter l’huile dans le saladier de chips. Mélanger délicatement avec les mains ou une grande cuillère pour que les chips soient légèrement enrobées.
- Parsemer le mélange d’épices sur les chips en plusieurs fois en mélangeant doucement. Goûter et ajuster l’assaisonnement selon vos préférences.
- Laisser reposer 5 à 10 minutes pour que le goût se fixe un peu. Servir immédiatement.
Ce n’est pas une copie parfaite. Mais pour calmer une envie soudaine en regardant un match ou une série, cela fait franchement le job.
Alors, bonne ou mauvaise idée de les remettre en rayon ?
Sur le plan économique, tout semble logique. Un produit qui se vend plus vite que prévu, qui fait parler de lui dans tout le pays et qui crée une vraie communauté de fans mérite une place dans l’assortiment permanent.
Sur le plan émotionnel, c’est encore plus clair. Ces chips mélangent identité suisse, nostalgie et moment de partage. Pour un apéro, c’est exactement ce que l’on recherche: quelque chose de simple, mais qui raconte une histoire. Si les négociations entre Zweifel et Unilever aboutissent, on peut s’attendre à revoir très bientôt ces sachets jaunes et rouges dans les rayons. Et peut-être, qui sait, à découvrir d’autres saveurs surprenantes à poser juste à côté sur la table.
En attendant, la balle est dans leur camp. De votre côté, la question reste ouverte: si ces chips reviennent pour de bon, ferez-vous des stocks… ou pas ?










