Tout le monde plante encore des thuyas : les paysagistes misent sur un autre arbuste pour se cacher

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Le thuya a longtemps semblé être le choix évident pour se cacher du voisinage. Pourtant, ce vieux réflexe de jardin change vite. Aujourd’hui, les paysagistes regardent ailleurs, et leur favori surprend souvent les particuliers.

Pourquoi le thuya perd du terrain

Le thuya rassure parce qu’on le voit partout. Mais dans beaucoup de jardins, il finit par brunir, se dégarnir à la base et demander plus d’attention que prévu.

Avec les étés plus secs et les sols fatigués, cette haie classique montre ses limites. Elle reste verte un temps, puis elle donne un aspect un peu triste, presque usé.

C’est là que de nombreux professionnels changent de cap. Ils cherchent un arbuste persistant, solide, beau toute l’année et plus simple à vivre.

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L’alternative que les paysagistes choisissent de plus en plus

L’arbuste qui revient souvent dans les projets récents s’appelle Elaeagnus x ebbingei, aussi nommé chalef. Son nom paraît technique, mais son intérêt, lui, est très concret.

Son feuillage persistant a une présence lumineuse. Les feuilles sont vert sombre dessus et argentées dessous. Au moindre souffle de vent, la haie prend un éclat presque vivant.

Ce détail change tout. Là où le thuya donne un mur vert uniforme, le chalef apporte de la matière, du relief et une vraie élégance naturelle.

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Un arbuste pensé pour les jardins d’aujourd’hui

Le grand atout du chalef, c’est sa résistance à la sécheresse. Quand l’eau manque, il tient mieux que beaucoup d’autres arbustes de haie.

Il supporte aussi bien la chaleur que les sols ordinaires. En clair, il ne demande pas un jardin parfait pour bien pousser. Et c’est plutôt une bonne nouvelle.

Sa croissance est rapide, ce qui permet de créer assez vite un écran visuel efficace. Si vous voulez vous protéger des regards, vous n’avez pas envie d’attendre dix ans.

Autre point fort, il garde une belle densité avec un entretien raisonnable. Une taille légère suffit souvent à garder une forme nette et harmonieuse.

Pourquoi il plaît autant aux professionnels

Les paysagistes aiment les plantes qui durent, qui coûtent moins cher à entretenir et qui restent belles sans soins constants. Le chalef coche beaucoup de cases à la fois.

Il résiste assez bien aux parasites, ce qui limite les traitements inutiles. Pour vous, cela veut dire moins de produits, moins de dépenses et moins de contraintes.

Il attire aussi des insectes utiles grâce à sa floraison discrète et parfumée. Le jardin devient alors plus vivant, sans perdre sa fonction de cache-vis-à-vis.

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Le chalef est-il adapté à votre terrain ?

Dans la plupart des cas, oui. Il s’adapte à de nombreux sols, en ville comme à la campagne. Il supporte bien les terrains ordinaires, tant qu’ils ne sont pas constamment gorgés d’eau.

Si vous cherchez une haie haute, dense et utile, il mérite clairement votre attention. Il convient aux jardins familiaux, aux maisons de lotissement et même aux terrains plus exposés au vent.

Il peut aussi servir seul, en massif, pour casser une vue trop directe. Ce n’est pas seulement une plante de clôture. C’est un vrai arbuste de structure.

Comment le planter pour obtenir une haie opaque

Pour une haie efficace, il faut bien préparer le départ. Un bon espacement et un sol travaillé font déjà une grosse différence.

Voici une base simple à suivre :

  • Creusez une tranchée d’environ 40 cm de large et 40 cm de profondeur.
  • Mélangez la terre avec un peu de compost mûr.
  • Plantez les arbustes à 80 cm à 1 m de distance.
  • Arrosez généreusement au moment de la plantation.
  • Paillez le pied pour garder l’humidité plus longtemps.

Avec ces gestes simples, vous donnez au chalef de bonnes chances de démarrer vite et de se densifier correctement.

Entretien : simple, mais pas absent

Dire qu’il est facile ne veut pas dire qu’il ne demande rien. Une jeune plantation a besoin d’arrosages suivis la première année, surtout en période chaude.

Ensuite, l’entretien devient plus léger. Une taille par an, parfois deux si vous voulez une forme très nette, suffit souvent à garder une haie propre.

Le plus agréable, c’est peut-être cela. Vous passez moins de temps à corriger les défauts qu’avec un thuya fatigué. Et vous obtenez un rendu plus vivant.

Un choix plus moderne, plus doux et plus durable

Choisir le chalef, ce n’est pas seulement remplacer une plante par une autre. C’est changer de logique. On ne cherche plus une haie uniforme à tout prix. On cherche un jardin plus résistant, plus beau et moins gourmand en eau.

Dans le contexte actuel, ce choix a du sens. Il répond à la fois au besoin d’intimité, à la baisse d’entretien et aux contraintes climatiques.

Alors oui, le thuya reste connu. Mais il n’est plus forcément le meilleur réflexe. Si vous voulez une haie qui cache vraiment, qui tient mieux en été et qui apporte une touche plus élégante, le chalef mérite largement sa place dans votre jardin.

Pauline Roussel
Pauline Roussel

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.

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