La France confirme son statut de premier exportateur mondial de pommes de terre

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La nouvelle a de quoi surprendre, même dans un secteur que l’on croit parfois immobile. La France confirme son statut de premier exportateur mondial de pommes de terre, avec près de 3,8 millions de tonnes expédiées sur la campagne 2024-2025. C’est une hausse de 8 % sur un an, et le record précédent est déjà dépassé. Oui, la pomme de terre française avance encore, et plutôt vite.

Un record qui dit beaucoup sur la force de la filière

Ce résultat ne sort pas de nulle part. Il s’appuie sur des capacités de production solides, une logistique bien rodée et une vraie maîtrise commerciale. À cela s’ajoutent la diversité des produits, des standards de qualité exigeants et une expérience construite sur le long terme.

Dans un contexte agricole souvent compliqué, cette performance tranche franchement. Elle va même à contre-courant de la tendance générale observée dans l’agroalimentaire quand on parle de balance commerciale. C’est assez rare pour être souligné.

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La Belgique reste le client numéro un

Le trio de tête des acheteurs de pommes de terre françaises ne bouge pas. La Belgique reste largement en tête, devant l’Espagne et l’Italie. Le chiffre est frappant : à elle seule, la Belgique absorbe 45 % des volumes exportés par la France.

Cette domination s’explique surtout par la présence d’une industrie très importante de l’autre côté de la frontière. Les flux sont donc massifs, réguliers et structurés. Pour la filière française, c’est un partenaire-clé, presque naturel.

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D’autres marchés accélèrent franchement

La dynamique ne s’arrête pas au trio habituel. L’Allemagne, le Portugal et l’Europe de l’Est ont aussi nettement renforcé leurs achats. L’Allemagne atteint 145 677 tonnes, en hausse de 40 %. Le Portugal monte à 232 463 tonnes, avec +27 %. L’Europe de l’Est suit avec 284 183 tonnes, soit +25 %.

Ce sont des progressions très nettes. Elles montrent que la pomme de terre française séduit au-delà de ses marchés historiques. Et dans un secteur où la concurrence est forte, gagner de nouveaux volumes n’a rien d’anodin.

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Un seul pays recule vraiment

Sur un an, un seul client fait exception : le Royaume-Uni. Les exportations y baissent de 34 %. Mais il faut nuancer ce chiffre. Les volumes restent encore bien supérieurs à ceux des campagnes plus anciennes.

Autrement dit, ce recul ne casse pas la tendance de fond. Il ressemble plutôt à un ajustement dans un marché qui reste important. Dans l’export agricole, les trajectoires ne sont jamais totalement linéaires. Et c’est bien ce qui rend ces chiffres intéressants.

La valeur baisse malgré des volumes en hausse

Voilà le point qui mérite un vrai regard. En valeur, les exportations françaises de pommes de terre reculent de 6 % sur la campagne. Cela veut dire qu’on vend plus en volume, mais à un prix moyen moins favorable.

Ce n’est pas rare dans l’agroalimentaire. Les marchés peuvent absorber davantage de tonnes tout en payant moins cher chaque unité. Malgré cela, la France signe sa deuxième meilleure campagne des cinq dernières années en valeur à l’export. Ce n’est pas un détail.

Les importations montent aussi, surtout pour l’industrie

En parallèle, les importations progressent fortement. Elles augmentent de 24 % en volume sur un an. Les principales origines sont belges, allemandes et hollandaises. Ces flux servent surtout à alimenter les outils industriels en France.

Les chiffres du GIPT vont dans le même sens. Ils montrent aussi une hausse des importations destinées aux usines françaises. Le Royaume-Uni est également très présent, avec une nette hausse sur cette campagne. En revanche, les volumes venus d’Espagne et d’Italie reculent. Ces produits sont plutôt orientés vers le marché du frais.

Ce que cela révèle sur la pomme de terre française

Au fond, cette campagne raconte plus qu’un simple record. Elle montre une filière capable de produire beaucoup, d’exporter loin et d’ajuster ses débouchés. Elle montre aussi une vraie capacité à répondre à des marchés très différents, du frais à l’industrie.

Dans un univers agricole souvent soumis aux aléas météo, aux coûts de transport et aux variations de prix, tenir une telle place mondiale n’a rien d’évident. La France ne fait pas que vendre des pommes de terre. Elle vend aussi une expertise, une régularité et une crédibilité qui pèsent lourd.

Et c’est sans doute là la vraie force de cette campagne. Pas seulement le volume. Pas seulement le record. Mais la confirmation qu’une filière bien organisée peut encore faire la différence, même dans un marché très compétitif.

Pauline Roussel
Pauline Roussel

Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.

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